
Le 29 septembre 2008, à l’orée d’une crise financière et bancaire majeure, le philosophe américain Michael Walzer publiait dans la revue qu’il a fondée, Dissent, un article important, intitulé : « Une note sur l’avidité : qui est réellement responsable de la crise financière ? » L’argument de Walzer était simple, mais dévastateur : les politiques qui critiquent l’avidité des banquiers sont hypocrites, car c’est sur l’avidité que repose l’ensemble de notre système économique libéral, et cela dès ses fondements, qui remontent au XIXe siècle. Quand la recherche du profit maximal est le seul dogme, le résultat ne peut qu’être le chaos. C’est pourquoi, à la « main invisible » du marché, Walzer préfère la « main visible » de l’État. Infatigable pourfendeur de la pensée libérale, Walzer prolonge et affine son analyse dans un autre article : « Qu’est-ce que « la Société Idéale » ? » Pour lui, le marché et la démocratie parleme CLIQUEZ ICI POUR TÉLÉCHARGER LIVRE
