
“Mère me berce de clair de lune
De bruissements d’oiseaux, de cris d’animaux
Sa chair et sa peau se répandent au fond de la nuit obscure
D’où sourdent des grappes de nuages, des pluies de sources.”
C’est en poussant une “porte maternelle” que le lecteur entre dans les poèmes de Mai Van Phan, une porte qui le mène vers le sein de la nature, en suivant des cours d’eau, en escaladant des montagnes, à travers des forêts épaisses et des saisons changeantes. Il accède par ces chemins d’encre à un monde humide et bruissant où quantité d’événements singuliers se produisent qui touchent à la naissance, au désir, à l’amour charnel, au temps qui fuit, à la souffrance et à la mort, c’est-à-dire à l’ensemble de la condition humaine. Voilà que la nature est dans ces poèmes pareille à un grand corps à la forme changeante ; c’est elle qui organise les journées et les nuits des êtres; c’est elle qui rend la vie lisible, CLIQUEZ ICI POUR TÉLÉCHARGER LIVRE
